الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية

  ⵜⴰⴳⴷⵓⴷⴰ  ⵜⴰⵣⵣⴰⵢⵔⵉⵜ  ⵜⴰⵎⴰⴳⴷⴰⵢⵜ  ⵜⴰⵖⴻⵔⴼⴰⵏⵜ

الوزير الأول

ⴰⵖⵍⵉⴼ  ⴰⵎⴻⵏⵣⵓ

المحافظة للطاقات المتجددة والفعالية الطاقوية

ⵜⴰⵙⵇⴰⵎⵓⵜ  ⵜⴻⵙⵔⴰⵖⴰⵢⵉⵏ  ⵜⵉⵙⵎⴰⵢⵏⵓⵜⵉⵏ  ⴷ  ⵜⵎⴻⵍⵍⵉⵍⵜ  ⵜⴰⵙⵔⴰⵖⴰⵏⵜ

Mot du Commissaire
Prof. Noureddine Yassaa

CEREFE

Mot du Commissaire

Toutes les projections quant à l’évolution du secteur énergétique dans le monde, attribuent aux ressources renouvelables une part non négligeable et parfois même prépondérante dans un avenir plus ou moins proche. La dynamique créée dans ce domaine, initialement motivée par la préservation de l’environnement et la raréfaction à terme des ressources fossiles, a également été fortement impulsée par des considérations d’ordre purement économique. En effet, il est indéniable que suite aux remarquables progrès technologiques spécifiques qui ont vu le jour ces vingt dernières années, les procédés de génération d’électricité à base de ressources renouvelables, notamment éolienne et solaire photovoltaïque, peuvent déjà concurrencer les moyens classiques de production et ce en termes de coût réels. Quant à l’handicap lié à leur intermittence et en attendant la maturation des moyens de stockage appropriés, il est actuellement pris en charge et solutionné avec beaucoup de succès à travers un remodelage adéquat des réseaux électriques de transport et de distribution ainsi que leurs modes de gestion respectifs. Les investissements très significatifs engagés à cette fin dans certains pays précurseurs, le sont en fait également en prélude à un environnement socio-économique projeté à moyen ou long terme, où l’électricité prédominerait comme source finale d’énergie à la consommation (industrie, transport, ménages,….).

En tant qu’acteur de la transition énergétique dans le pays, le Commissariat aux Energies Renouvelables et à l’Efficacité Energétique (CEREFE) s’est attelé dès sa création il y a tout juste une année, à l’élaboration d’un plan de travail qui s’inscrit dans une vision globale de développement des deux secteurs d’intérêt, à court, moyen et long terme. L’idée centrale étant d’y faire participer tous les intervenants potentiels, qu’ils soient directement concernés (opérateurs et organismes nationaux dont l’activité est liée au secteur de l’énergie…), ou simplement en tant que demandeurs de services énergétiques (divers secteurs d’activités, collectivités locales, société civile…). Ceci étant afin de pallier au manque de coordination qui a prévalu jusqu’ici, notamment au niveau de l’élaboration des textes réglementaires sur la base des grandes lignes d’orientations émises à cet effet par les autorités publiques et surtout le suivi de leur application. En effet, ce sont ces types de défaillances qui ont été souvent signalées comme les principales causes quant à l’incohérence et donc l’inefficacité des actions entreprises sur le terrain.  Sur ce plan et pour être concret, le CEREFE a pu faire adhérer un grand nombre de secteurs concernés par le développement local des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, à l’établissement d’un état des lieux assez réaliste de la situation dans le pays en la matière et ce, après avoir reçu les éléments d’information requis en réponse aux questionnaires qui leur ont été adressés. Plus encore, des groupes de travail spécialisés par secteur ont pu être constitués et certains ont déjà tenus leurs premières réunions comme celui de l’agriculture, afin d’aider à identifier leurs besoins énergétiques dont tout ou partie pourrait être satisfait de manière économiquement viable à partir des énergies renouvelables. Dans le même ordre d’idées, un groupe de travail intersectoriel travaillant sur la mise en place de l’infrastructure qualité pour accompagner la durabilité des investissements engagés dans les secteurs des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, a pu être constitué et tenir sa première réunion de travail, avant la mise en œuvre des astreintes liées au Covid19 au niveau national.

En tout état de cause, étant conscient que le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique à l’échelle d’une nation ne peut être qu’une œuvre collective, il y a matière à l’intégrer dans une perspective globale, conforme aux tendances les plus matures dans le domaine et dont les contours deviennent de plus en plus visibles en présence d’objectifs environnementaux pressants. C’est dans ce contexte précis, que le commissariat vient tout juste de publier son premier rapport annuel (édition 2020) intitulé « Transition Energétique en Algérie : Leçons, Etat des Lieux et Perspectives pour un Développement Accéléré des Energies Renouvelables ». Ainsi, nous disposons dorénavant d’une plateforme initiale de travail, dont nous souhaitons l’élargissement du contenu à travers l’apport de tous les opérateurs concernés dans le pays, en vue de son actualisation et enrichissement, conformément aux évolutions qui s’imposent. Toutefois, nous pouvons d’ores et déjà dire qu’une reprise en main salutaire du dossier de la transition énergétique par les plus hautes autorités du pays, a bien été exprimée par Monsieur le Premier Ministre, à travers le mot porteur d’une vision claire sur le sujet et qu’il a bien voulu associer au rapport en question. Cette intervention constitue en effet et à coup sûr un engagement fort qui ne manquerait pas de stimuler de manière irréversible la dynamique tant attendue par la communauté nationale du secteur de l’énergie, qui a souvent émis le désir de se mobiliser pour la cause, pourvu qu’une feuille de route qui ne laisse aucune place à l’improvisation de circonstance, soit tracée et suivie. Dans cette optique, le Commissariat qui n’est qu’un maillon parmi tant d’autres, ne ménagerait aucun effort à assumer pleinement le rôle que lui confère son statut, soit la contribution à l’élaboration des plans d’actions à entreprendre, la coordination multisectorielle et enfin le suivi et l’évaluation des étapes franchies. A cet égard, sachant qu’un support de communication performant peut constituer un élément déterminant quant à la réussite de telles missions, en mutualisant les informations utiles entre les acteurs concernés, le CEREFE a tout juste finalisé la création du site web dédié à cela (www.cerefe.gov.dz) et s’engage à améliorer régulièrement son contenu. Pour commencer et à titre inaugural, une version électronique du premier rapport annuel du CEREFE (édition 2020) intitulé « Transition Energétique en Algérie : Leçons, Etat des Lieux et Perspectives pour un Développement Accéléré des Energies Renouvelables », peut y être téléchargée. Ainsi, on serait heureux de recueillir toutes les remarques objectives et constructives quant à son contenu et entamer de ce fait une première étape du débat que moi-même ainsi que les cadres du CEREFE souhaitons entretenir avec tous les citoyens qui ont à cœur le sujet du développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique dans le pays. En attendant, je souhaite de tout cœur que cette fois-ci, c’est le bon départ pour un débat serein et utile, notamment entre les acteurs majeurs directement ou indirectement concernés par le sujet dans le pays.

Prof.  Noureddine YASSAA

Commissaire aux Energies Renouvelables et à l’Efficacité Energétique